| Le conflit | Dossiers | Photos | Documents sonores | Biographies | Chronologie | Bibliographie | Lexique | Cartes | Recherche | Liens |

Les résistances en Europe

PRECEDENT

ACCUEIL

SUIVANT

Résistants dans un maquis

Résistants dans un maquis.

Sabotage d'une voie ferrée par des résistants.

Sabotage d'une voie ferrée par des résistants.

Après l'invasion par l'Allemagne d'une grande partie de l'Europe certaines personnes refusent la défaite. La résistance commence alors à s'organiser. La résistance extérieure s'organise à Londres. Le refus d' accepter la défaite de son pays amène les gouvernements légitimes, comme les gouvernements Norvégien, Néerlandais, Belge ou Polonais à se réfugier à Londres. Les réseaux de renseignements et d'évasion dépendent soit de l'Intelligence Service soit de la France Libre. 

En France les Français Libres, réunis autour du général De Gaulle refusent la défaite et l'armistice de juin 1940. C'est dans cette optique que le lendemain même de la demande d'armistice de Pétain  De Gaulle lance un appel à la poursuite du combat: c'est l'appel du 18 juin 1940 lancé depuis Londres sur la BBC. Autour du général De Gaulle des volontaires constituent les Forces Françaises Libres. En juillet 1940 la France libre ne compte que 7 000 hommes en Grande-Bretagne. A l'automne 1941 ils sont 70 000. Une partie de l'empire Colonial se rallie à De Gaulle. 

Le refus du STO(service du travail obligatoire), et l'invasion de la zone Sud en 1942 font considérablement augmenter les effectifs des réseaux et des maquis(Vercors, Limousin,. . . ). Dans la zone Sud trois mouvements de résistance se développent : "Libération Sud" en 1940, "Combat" en 1941 et "Franc-tireur", en 1942. On trouve au Nord "Libération Nord" et "Défense de la France". En juillet 1942, la France Libre prend le nom de France Combattante. C'est d'abord en zone Nord que se développent les réseaux à cause de l'occupation allemande. 

Le 27 mai 1943, a lieu clandestinement à Paris la première réunion du Conseil National de la Résistance. On réclame au cours de cette réunion, à l'unanimité, la création à Alger d'un gouvernement unique et fort dirigé par De Gaulle. Le Comité Français de Libération Nationale est créé le 3 juin 1943. Mais la présidence est partagée entre De Gaulle et le général Giraud. Ce n'est qu'à l'automne 1943 que De Gaulle devient le seul chef de la France Libre(Gouvernement Provisoire de la République Française).  En France les mouvements de résistance sont unifiés en mai 1943 au sein du Conseil National de la Résistance(CNR), notamment grâce à l'action de Jean Moulin. En 1944 sont créées les Forces Françaises de l'Intérieur(FFI), commandées par le général Koenig, qui regroupent les différents groupes armés. Elles participeront à la Libération aux côtés des Alliés. Le général Eisenhower estimera leur aide égale à celui de 15 divisions. 

Affichage des arrêts de mort

Affichage des arrêts de mort.

Des résistants s'entraînent à l'embuscade

Des résistants s'entraînent à l'embuscade.

Les Britanniques constituent des réseaux de renseignements et d'évasion, soutiennent la presse clandestine, organisent des parachutages d'armes et de matériel de transmission, en vue d'opérations de sabotages et d'embuscades. La radio Britannique BBC permet de rester en contact avec l'Europe occupée. D'ailleurs il est interdit d'écouter cette radio dans l'Europe occupée sous peine d'être condamné à de lourdes peines. Après l'attaque de l'URSS par les Allemands en 1941, Staline organise depuis Moscou les actions de la résistance communiste. La résistance intérieure envoie des renseignements militaires à Londres et à Moscou. Les Partisans harcèlent les Allemands sur leurs lignes arrières. 

Deux résistants de Rochefort vont être fusillés au champ de tir de Chef-de-Baie, en novembre 1941

Des résistants sabotent une voie ferrée

Deux résistants de Rochefort vont être fusillés au champ de tir de Chef-de-Baie, en novembre 1941.

Des résistants sabotent une voie ferrée.

Les résistants sabotent le matériel ennemi. De nombreuses filières d'évasion de prisonniers ou d'aviateurs alliés abattus sont créées. Une contre-propagande est mise en place grâce aux journaux clandestins et aux tracts. Les résistants changent d'identité, de domicile, de vie et s'organisent en réseaux, qui sont cloisonnés pour assurer leur sécurité. Les résistants doivent connaître le moins de noms possibles, car au cas où ils seraient arrêtés ils pourraient parler sous la torture et faire tomber le réseau. Les maquis ont besoin d'armes, de cadres expérimentés et de matériel. Il faut aussi noter que les femmes ont joué un grand rôle dans la résistance(elles furent porteuses de messages, agents de renseignement,. . . ). 

Mais dans d'autres pays, en particulier en Yougoslavie et en Grèce , des guerres civiles éclatent entre résistants communistes et résistants royalistes. En Yougoslavie les partisans communistes de Tito sont soutenus par les Britanniques. En revanche l'insurrection de Varsovie en août 1944 n'est pas soutenue par l'Armée Rouge(en effet les Soviétiques ne sont qu'à quelques kilomètres de la capitale et n'interviennent pas ; on dit que Staline ne fut pas mis au courant de cette insurrection mais on peut aussi penser que c'était pour éviter que les vainqueurs de Varsovie ne prennent le pouvoir). L'insurrection est écrasée par les Allemands. 

En Allemagne il y a peu de résistance car la répression est terrible. Cependant certains groupes sont créés. C'est par exemple le cas de la "rose blanche", un groupe d'étudiants catholiques qui eurent le courage de distribuer des tracts antinazis de juin 1942 à février 1943. Ils furent arrêtés et décapités à Munich le 22 février 1943. Le 20 juillet 1944 un groupe d'officiers et de civils Allemands placèrent une bombe dans le quartier général de Hitler, en Prusse-Orientale. L'attentat tua plusieurs officiers, mais le Führer ne fut que très légèrement blessé. A la suite de ces évènements Rommel, qui était soupçonné d'avoir participé à l'attentat fut contraint au suicide. 

La résistance intérieure est efficace car elle est soutenue par les populations civiles. Celles-ci cachent les Juifs ou les résistants qui sont recherchés par la police ou les miliciens. De plus, certains civils qui travaillent de force pour les Allemands aident les résistants( lors de la construction du Mur de l'Atlantique les Français qui travaillèrent à la construction des bunkers fournirent de nombreux plans et des informations, à la résistance, par exemple sur les garnisons qui occupaient les bunkers, leur nombre, leur armement. Ils sabotent aussi le matériel pour retarder la construction). 

En Italie, après la capitulation de septembre 1943 et l'occupation du pays par les Allemands, la résistance se développe. La répression s'abat sur les résistants. Pour casser toute résistance les Allemands crées un peu partout des unités auxiliaires de prisonniers Russes ou Ukrainiens volontaires, basées en France, en Yougoslavie ou en Pologne, qui font régner la terreur. Les services de renseignement SS et la Gestapo s'efforcent de démanteler les réseaux et torturent systématiquement les résistants arrêtés. Les nazis s'appuient aussi sur les forces de police des pays occupés qui sont plus ou moins efficaces. 

Les nazis cherchent aussi à intimider les civils par des arrestations, des pendaisons, des fusillades de résistants ou de civils pris en otage. Des centaines de villages sont rasés en Biélorussie et en Ukraine. A Lidice, en Tchécoslovaquie, en 1942, tout le village fut rasé après l'assassinat du Reichprotektor Heydrich par des résistants Tchèques. Les hommes sont fusillés, les femmes et les enfants déportés. A Oradour-Sur-Glane, dans le Limousin, 642 civils, hommes, femmes et enfants sont massacrés le 9 juin 1944 par des SS de la division Das reich. Le 25 août 1944, 124 habitants du village de Maillé sont massacrés par les Allemands. Les résistants sont aussi envoyés en camp de concentration(un décret: "Nacht und Nebel" permet de les faire disparaître sans laisser de traces). 

[Haut de page]