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La rafle du Vélodrome d'Hiver

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Autocars qui vont emmener les personnes raflées

Autocars qui vont emmener les personnes raflées.

Durant l'été 1941, 4 000 personnes ont déjà été arrêtées. En juillet 1942 les autorités Allemandes décident de lancer une gigantesque rafle dans plusieurs pays, sous le nom de code de "Vent Printanier". 9 000 policiers et gendarmes Parisiens participent à l'opération. La police Française fournit un fichier détaillé des Juifs de la capitale qu'elle avait établi en 1940. A 4 heures du matin, le 16 juillet 1942, 12 884 Juifs sont arrêtés dont 4051 enfants et 5802 femmes. Cependant certaines personnes, prévenues de la rafle, parviennent à s'enfuir. 

Ils n'ont le droit de prendre avec eux qu'une couverture, un pull, une paire de chaussures et deux chemises. Les familles sont séparées. Les directives précisent que "les opérations doivent être effectuées avec le maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire". Après avoir été arrêtées la moitié des personnes raflées sont emmenées dans des autobus à plate-forme vers le camp de concentration de Drancy, au Nord de Paris. Les autres personnes sont conduites rue Nélaton, dans le XVème arrondissement de Paris, au vélodrome d'hiver. Ils sont environ 7 000. Il faut noter que ce terrain de sport avait déjà servit de lieu de regroupement lors d'une rafle en été 1941. Pendant 5 jours ils vont vivre sans nourriture, avec un seul point d'eau et 2 médecins. Quelques personnes parviennent à s'enfuir, d'autres se suicident(près de 100 se suicideront). Les internés du Vel' d'Hiv' sont ensuite conduits à Drancy, Beaune-la-Rolande et Pithiviers. Les pouvoirs Français décident d'envoyer aussi les enfants dans les camps alors que les consignes Allemandes ne l'avaient pas prévu. 

En 1942, 42 000 personnes seront déportées du territoire Français vers Auschwitz. 811 reviendront des camps de la mort en 1945. 

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