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Guerre éclair à l'Ouest

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L'objectif des Allemands après leur percée du 15 mai, entre Dinant et Sedan, était d'encercler les armées Alliées en Belgique. D'un côté il y avait les généraux Hoth, Reinhardt et Guderian, commandant les corps blindés du groupe d'armées A du général Von Rundstedt, et de l'autre le roi Léopold III, commandant l'armée Belge, lord Gort, commandant le corps expéditionnaire Britannique, le général Gamelin, qui fut remplacé par le général Weygand le 19 mai, commandant en chef des armées Françaises. Les Allemands avaient engagés 74 divisions, dont 10 Panzers, ce qui faisait un total de presque 1 million de soldats. Les Alliés disposaient de 9 divisions Belges, de 9 divisions Britanniques, de la 1ère et de la VIème armée Française, soit un total de presque 2 millions de soldats. 

Dans la nuit du 15 au 16 mai 1940, après les succès remportés par les Panzerdivisions du 13 au 15 mai, le haut commandement Allemand ordonna au général Guderian de se maintenir dans la tête de pont de Sedan en attendant les renforts d'infanterie et d'artillerie. Finalement, après avoir insisté, il obtenu de Von Kleist, qui commandait les Panzers du groupe d'armées B, l'autorisation de poursuivre l'avance pendant 24 heures. Il fit donc route vers l'ouest et atteignit l'Oise la nuit suivante. Hitler lui imposa alors un arrêt de deux jours, afin de permettre à la XIIème armée de Von List d'assurer une bonne protection sur l'Aisne. Les 7 Panzerdivisions qui avaient percées le front Français entre Dinant et Sedan se dirigeaient alors vers le nord de la France et le Sud de la Belgique. Le 18 mai, Guderian reprit son avance et atteignit la mer le 20 mai, à Noyelles, en baie de Somme. Il établit alors deux têtes de pont sur la rive sud du fleuve, puis remonta vers le nord en suivant la côte, ce qui provoqua l'isolement de Boulogne et de Calais. Il arriva le 23 à Gravelines, à l'embouchure de l'Aa, situé à une vingtaine de kilomètres de Dunkerque. 

Pendant ce temps, les autres corps blindés du groupe d'armées A, qui avaient été rejoints par le 16ème corps blindé du groupe d'armées B, suivaient des itinéraires parallèles à l'intérieur d'un couloir large de 100 kilomètres, allant des Ardennes au Pas-de-Calais. Obliquant vers le nord, Reinhardt atteignit Saint-Omer, au sud de Dunkerque. Hoth et Hoeppner dépassèrent Arras et pivotèrent devant Béthune pour prendre la direction de Lille. Les Alliés n'arrivaient pas à enrayer cette avance car le 15 mai la 1ère armée Française avait du se replier, suivie de peu par les Britanniques et les Belges, qui furent contraints de se replier sur l'Escaut. Seules quelques unités résistèrent durement : la 3ème DIM, à Stonne, au sud de Sedan , ne se replia que le 25 mai, la 4ème DCR du colonel De Gaulle lança une offensive à Montcornet et à Crécy, du 17 au 19 mai, contre la 1ère Panzer de Guderian, et des éléments des 5ème et 50ème divisions Britanniques du major Franklyn attaquèrent la 7ème Panzer de Rommel à Arras, le 21 mai. De Gaulle parvint à quelques kilomètres du PC de Guderian, et à Arras, les Britanniques mirent en déroute la division motorisée SS Totenkopf. Mais faute de moyens, ces offensives durent êtres stoppées. 

Le 19 mai, le général Weygand remplaça Gamelin à la tête des armées Frnçaises. Le 20 mai, suite à la mort du général Billotte, le général Blanchard prit le commandement du groupe d'armées I, et confia celui de la Ière armée au général Prioux. Weygand voulait arrêter les blindés de Reinhardt à Bapaume, par une attaque convergente de deux divisions Britanniques, qui descendaient d'Arras, et d'une armée Française, qui montait  de Péronne. Mais le lendemain, Guderian franchit l'Aa, ce qui empêchait la réalisation de ce plan. Les Franco-Britanniques étaient menacés d'un encerclement total dans le rectangle Valenciennes-Lille-Béthune-Arras. 

Les Allemands comptaient environ 50 000 blessés et tués. Ils avaient faits 1 million de prisonniers Français, Anglais et Belges. Les armées Alliées étaient prises en tenaille entre les deux groupes d'armées de la Wehrmacht

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