| Le conflit | Dossiers | Photos | Documents sonores | Biographies | Chronologie | Bibliographie | Lexique | Cartes | Recherche | Liens |

Les Ardennes

PRECEDENT

ACCUEIL 

SUIVANT

 

 

Unité Alliée

Unité Alliée.

Char Américain

Char Américain.

Unité Allemande

Unité Allemande.

Colonne alliée

Colonne Alliée.

Hitler voulait prendre Anvers pour couper le XXIème groupe d'armées de Montgomery du XIIème groupe d'armées de Bradley. Le général Dwight D.  Eisenhower, commandant en chef Allié en Europe, était opposé au maréchal Gerd Von Rundstedt, commandant en chef du front Occidental, et qui fut remplacé par Model à la fin de la bataille. Les Alliés avaient engagé 7 divisions blindées, 8 divisions d'infanterie et 2 divisions de parachutistes, des 1ère et IIIème armées Américaines, soit 400 000 hommes et 1 100 chars. Les Allemands disposaient de 9 divisions blindées, et de 4 divisions d'infanterie, comprenant la Vème Panzerarmee SS, la Vème armée blindée et la VIIème armée Allemande, soit 250 000 hommes et 1 000 chars. 

Hitler, pour arrêter la progression des Alliés, prit la décision, à la fin de l'année 1944, de lancer une vaste offensive, qui avait pour objectif la reprise du port d'Anvers. Il voulait aussi chasser les Alliés de Hollande, et ainsi être en situation de négocier avec Churchill et Roosevelt un cessez-le-feu séparé. Les personnes âgées furent envoyées sur le front, ainsi que les Jeunesses Hitlériennes, qui reçurent une instruction militaire sommaire. Albert Speer, qui était ministre de la Production, fit accélérer les cadences de montage de chars, et dispersa dans des petites villes Allemandes des unités de fabrication d'engins autopropulsés. Goering fit transférer 1 500 appareils sur le front Occidental. Mais il manquait aux Allemands du carburant, car ils avaient perdu les champs pétrolifères Roumains. Von Rundstedt recommanda d'ailleurs de n'effectuer qu'une attaque limitée à la Meuse. Mais Hitler décida de lancer une contre-offensive générale. Il voulait s'emparer des réserves de carburant des Alliés, et voulait s'appuyer sur le mauvais temps(qui en décembre avec le brouillard, clouerait l'aviation Alliée au sol), le froid, et sur les prévisions des Anglo-Américains qui pensaient que les Allemands n'avaient plus les capacités pour lancer une contre-attaque de grande envergure. 

L'opération se prépara dans le plus grand secret, et peu de généraux furent informés. Les renforts en hommes  et en matériel furent acheminés la nuit, pendant que des appareils Allemands survolaient en continu le front pour couvrir le bruit des convois. C'est le général Model qui fut chargé de l'organisation de l'offensive. 

Il mit en place quatre armées sur le front des Ardennes, entre Monschau au nord et Echternach au sud. Le premier objectif était le 8ème corps Américain du général Middleton, qui faisait partie de la Ière armée du général Hodges. Au nord, se trouvait la VIème Panzerarmee SS, commandée par le général Sepp Dietrich(4 divisions de blindés et 5 d'infanterie), avec le détachement spécial Pieper, qui avait pour mission de briser le front Américain près du noeud de communications de Saint-Vith, puis de franchir la Meuse à Liège et de marcher sur Anvers, en s'emparant des réserves de carburant des Alliés. La Vème armée du général Hasso Von Manteuffel, qui se trouvait sur sa gauche, avait pour mission de prendre le carrefour ferroviaire et routier de Bastogne, puis de passer la Meuse entre Liège et Namur, et enfin d'occuper Bruxelles. Le général Ernst Brandenberger, qui se trouvait au sud, et qui était à la tête  de la VIIème armée Allemande, avait pour mission de bâtir un môle défensif qui était chargé de contenir la IIIème armée Américaine du général Patton. L'aile droite fut confiée à la XVème armée du général Gustav Von Zangen. Les forces spéciales du colonel Otto Skorzeny, qui étaient habillées avec l'uniforme Américain, étaient chargées d'infiltrer les lignes arrières Américaines, pour détruire les câbles téléphoniques, désorganiser la signalisation routière, et mener diverses actions de sabotage. Dans le même temps, 1 000 parachutistes furent largués près de Malmédy. 

L'offensive des 20 divisions Allemandes(contre 6 divisions Alliées), fut déclenchée le 16 décembre 1944, après une intense préparation d'artillerie. Les blindés Allemands enfoncèrent les défenses du 8ème corps du général Troy Middleton. Les troupes Allemandes réussirent à effectuer une percée dans les lignes de la Vème armée Américaine, mais le 5ème corps Américain au nord, et la VIIème armée blindée Américaine au sud, à Saint-Vith, ralentirent la progression des blindés de Dietrich. Manteuffel progressa lui aussi très rapidement, car des unités de la VIème Panzerarmee SS étaient venues renforcer sa Vème armée blindée. 

Eisenhower donna l'ordre à toutes les forces blindées de se porter vers le secteur du front menacé. Il mobilisa la 101ème division aéroportée qui fut amenée par la route(les conditions météorologiques ne permettant pas aux appareils de voler). Les parachutistes vinrent renforcer la 10ème division blindée Américaine qui était stationnée à Bastogne. La ville fut alors encerclée par les Allemands. Du 19 au 26 décembre 1944, la garnison Américaine repoussa toutes les attaques Allemandes. Le 26 décembre 1944, une colonne de la IIIème armée de Patton réussit à briser l'encerclement de la ville. Depuis quelques jours, le temps s'était amélioré, ce qui permit à l'aviation Alliée de reprendre ses raids. Les chasseurs bombardiers Alliés pilonnèrent les lignes arrières Allemandes. Ils détruisirent les chars et suspendirent les communications entre les divers groupes d'armées. La 2ème Panzerdivision fut presque totalement anéantie, sur le route de Dinant, par la 2ème division blindée Américaine. Dès le 26 décembre 1944, les Allemands commencèrent à se replier. Les 3 et 4 janvier 1945, les troupes Allemandes essayèrent de reprendre Bastogne mais n'y parvinrent pas. Hitler ordonna peu à peu à ses troupes de battre en retraite. Le 20 janvier 1945, les troupes Allemandes étaient à leur point de départ. Elles avaient parcouru 100 kilomètres dans un sens puis dans l'autre. A la fin du mois de janvier, les Allemands quittèrent les Ardennes, et se replièrent sur le Rhin. Les Alliés avaient perdu 82 000 hommes et 800 engins blindés, tandis que les Allemands avaient perdu 100 000 hommes(tués, blessés ou faits prisonniers), 800 chars et 1 000 appareils. Les Américains comblèrent leurs pertes en deux semaines, mais l'Allemagne était dans l'impossibilité de remplacer les hommes qu'elle avait perdu. Les Allemands avaient seulement gagné six semaines pour préparer la défense du Rhin. 

[Haut de page]