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Les batailles des Alpes

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Soldats Français dans les Alpes

Soldats Français dans les Alpes.

Mussolini voulait profiter de la victoire Allemande pour conquérir et annexer le sud-est de la France. D'un côté il y avait le prince Umberto de Piémont, commandant en chef du groupe d'armées Ouest Italien, et le général Hoeppner, commandant le 16ème corps blindé Allemand, et de l'autre le général Olry, commandant l'armée des Alpes. Etait engagé côté Italien 22 divisions, dont 4 alpines, soit 312 000 hommes et 3 000 canons, appuyés par la 3ème Panzer et la 1ère division motorisée Allemande. Les Français disposaient de 6 divisions, dont 3 de forteresse, 65 groupes d'artillerie, et 86 sections d'éclaireurs-skieurs, soit 175 000 hommes. 

Dès la fin des combats en Belgique, la Wehrmacht réorganisa ses effectifs pour affronter les armées du Sud de la France. Elle déploya du Rhin à la Manche 139 divisions, dont 10 Panzers. L'état-major Français ne disposait alors que de 71 divisions, de réserve ou de 2ème catégorie, étirées sur un front de 350 kilomètres allant de la Somme et de l'Aisne jusqu'à la ligne Maginot. Les Français furent attaquer le 5 juin 1940, et le front Français s'effondra le 10 juin. Le gouvernement partit pour Bordeaux. Le même jour, l'Italie(qui s'était déclarée non belligérante) déclara la guerre à la France. La nuit suivante, les défenseurs Français des Alpes firent sauter tous les ponts, les routes et les voies ferrées qui reliaient la France à l'Italie. Les Italiens avaient répartis les 312 000 hommes en 2 armées, appuyées par les divisions blindées et motorisées de l'armée du Pô. Du côté Français, le secteur alpin était dirigé par le général Olry, qui avait sous son commandement 3 divisions d'infanterie laissées en seconde ligne, et en première ligne 3 divisions de forteresse, comptant 65 groupes d'artillerie et 86 sections d'éclaireurs-skieurs, qui comptaient chacune 35 à 40 hommes, réparties sur 3 secteurs fortifiés : Savoie, Dauphiné, Alpes-Maritimes. 

Le 15 juin, lorsque l'armée Allemande atteignit Dijon, Olry organisa une mobilisation générale au sud-ouest du Rhône, et créa le groupement Cartier, qui était une armée de 30 000 hommes, appuyée par des chars et de l'artillerie. Il chargea cette armée de tenir 4 lignes de défense successives respectivement sur le Rhône-Isère, la Drôme, la Durance et le Drac). Le 17 juin, le maréchal Pétain, qui était devenu chef du gouvernement, commença les négociations d'armistice avec l'Allemagne. Le 18 juin, jour de l'appel de Londres du général De Gaulle, Lyon fut déclarée ville ouverte. Olry dû ramener le groupement Cartier sur la ligne de défense Isère-Rhône. Hitler ne voulait pas annexer la France, mais y créer un état neutre expliqua à Mussolini le 18 juin 1940, que s'il voulait des territoires, il lui faudrait les conquérir. Le 20 juin, les Allemands arrivèrent à Bellegarde, à la frontière Suisse. Les Italiens lancèrent alors, mais sans succès, une attaque sur Menton. La nuit suivante, Olry fit dynamiter tous les ponts de l'Isère de Romans à Voreppe. Mais le groupe d'armées II, qui était responsable du secteur Nord, ne détruisit pas le pont de Culoz, situé sur le Rhône. Le 21 juin, la 13ème division motorisée Allemande franchit le pont de Culoz. La 3ème Panzer atteignit l'Isère à Voiron, tandis que les Italiens lançaient sans succès des offensives du col du Petit-Saint-Bernard au col de Larche. 

Mussolini ordonna le 22 juin 1940 une offensive générale, qui fut repoussée. L'armistice Franco-Allemand, qui fut signé le même jour, stipulait que les combats ne s'arrêteraient qu'avec la signature s'un armistice Franco-Italien. Le 23 juin, la 13ème division motorisée s'empara d'Aix-les-Bains, et se dirigea vers Chambéry, où les généraux Allemands et Italiens devaient se rencontrer. Le 24 juin, elle fut repoussée à 30 kilomètres de la ville. La 3ème Panzer, qui essayait de se rabattre sur Grenoble n'arriva pas à franchir Voreppe. 

Le 25 juin, l'armistice ayant été signé à Rome, les combats s'arrêtèrent et les troupes de l'armée des Alpes dut se rendre sans avoir perdu de batailles. Ils n'avaient perdu que Menton, et un territoire de 800 kilomètres carrés le long de la frontière, qui comptait moins de 7 000 habitants. 6 000 Italiens avaient été tués ou blessés, tandis que les Français ne dénombraient que 250 tués et blessés.  

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